L'histoire du hameau
Des Templiers à nos grandes tablées.
Bien avant les gîtes, il y avait les Templiers. Au Moyen Âge, Pagnagues était une de leurs fermes : on y cultivait la terre et on y élevait des bêtes, au rythme des saisons. Les siècles ont passé, et au XVIIe siècle, de nouvelles bâtisses ont été construites sur ces terres chargées d'histoire.
Puis le temps a fait son œuvre. Les toits se sont effondrés, la végétation a envahi les murs, et le hameau est tombé en ruine. Il y a une vingtaine d'années, notre famille a décidé de lui redonner vie. Pierre après pierre, poutre après poutre, les bâtiments ont retrouvé leur âme.
Aujourd'hui, ces vieilles pierres accueillent à nouveau la vie, les rires et les grandes tablées.
Avant, après


Cinq ans de travaux, faits de nos mains
En cinq ans, nous avons restauré six bâtiments : la Prunerie en dix mois, le Colombier en huit mois, le Presbytère en seize mois et le Puits-Figuier en onze mois.
Terrassement, maçonnerie, charpente, menuiserie, électricité, plomberie, plâtre, peinture : nous avons tout fait nous-mêmes, sans faire appel à aucune entreprise du bâtiment.
Elisabeth, Pierre, Frédéric et Julien Chambon
Un peu d'histoire
Montpezat-d'Agenais et Saint-Sardos, deux petits villages voisins du domaine, seraient à l'origine de la guerre de Cent Ans.
En 1323, le roi de France Charles IV fait de Saint-Sardos, alors en terre anglaise, une bastide royale. Les seigneurs locaux, menés par Raymond Bernard, seigneur de Montpezat, incendient le village et pendent le représentant du roi. L'affaire tourne à la guerre : Charles de Valois prend Agen et brûle Montpezat. De conflit en conflit, cette « guerre de Saint-Sardos » mène en 1338 à la revendication du trône de France par Édouard III d'Angleterre, et à la guerre de Cent Ans.
La querelle de 1323 entre Montpezat et Saint-Sardos, l'une des étincelles de la guerre de Cent Ans, est racontée dans la BD L'Étincelle de Saint-Sardos de Sébastien Damour.
En 2009, le domaine a servi de décor au téléfilm « L'Amour vache », tourné pour M6.